À la découverte de la Haute coiffure… de père en fils !

Écrire ensemble le livre de votre vie, c’est partir à la découverte de ce qui a compté pour vous. Petits et grands évènements, êtres chers, éléments de contexte, lieux… Tout un voyage !

Vous écouter et apprendre de vous
Ce matin j’ai rendez-vous avec Guy. À la fin de notre précédent entretien, alors que j’étais sur le départ il m’a dit : « La prochaine fois : nous irons en Corée du Sud… le kanékalon, vous connaissez ? ». Nous étions sur le pas de sa porte. Et nous venions tout juste de quitter son premier salon de coiffure à Dakar ! « Le kané… quoi ? Pas du tout ! Mais vous me raconterez ! ». Je me souviens lui avoir dit que je n’avais jamais autant voyagé que depuis que j’écrivais des biographies.

Réactiver les souvenirs
Guy vient de fêter ses 82 ans. Nous travaillons ensemble à l’écriture du récit de sa vie. Sa mémoire flanche parfois, et je m’appuie sur sa fille cadette pour dénicher archives et documents en préparation de nos entretiens. Grâce à elle, j’ai pu numériser des photographies des concours Haute Coiffure L’Oréal auxquels Guy a participé avec son père et ses oncles au début des années 1960. Ces tirages noir et blanc, témoins d’un raffinement extrême, ont réactivé anecdotes et souvenirs.
Guy a appris son métier de coiffeur sur le tas. C’est une passion qui l’anime encore. Entrepreneur dans l’âme, son expérience en Afrique lui a donné l’idée de concevoir et importer en France des perruques qu’il faisait produire en Corée du Sud. Il a contribué à en lancer la mode dans les années 1970.

De question en question… avancer !
J’ai consulté ses archives et fait quelques recherches en amont de notre rendez-vous. J’ai des questions à lui poser. Des points à éclaircir, des informations à croiser.
De question en question nous explicitons, nous creusons, nous faisons des choix. Ni la couverture de son livre, ni son titre ne sont arrêtés pour l’instant.

Mais maintenant : je le sais.
Le kanékalon est une matière synthétique non inflammable imitant les cheveux.

Je regarde ma montre, tout s’enchaine. Une biographie en cours, une qui se termine, une autre qui va démarrer. Ce n’est jamais pareil ! Et c’est cela aussi, qui me plait dans ce métier.

 

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